La politique linguistique vous permet de lister les langues que parle votre groupe. Un message écrit dans un système d’écriture que vous n’avez pas autorisé est soit supprimé, soit son auteur est banni. La détection est locale, fondée sur le système d’écriture, elle est donc instantanée. Le bot reste prudent à dessein : les messages courts ou à écritures mêlées sont laissés tranquilles, et les administrateurs, le créateur et les membres sur liste blanche ne sont jamais touchés. Le spam dur est banni quelle que soit la langue.
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Ouvrir dans votre tableau de bord1Ce qu’est la politique linguistique
Les communautés locales sont une cible de choix pour le spam en langue étrangère — des campagnes de diffusion en chinois ou en coréen larguées dans une discussion russophone, par exemple, ou de la promo en arabe dans un salon de support anglophone. La politique linguistique est la réponse directe : vous déclarez quelles langues ont leur place dans votre groupe, et tout ce qui est écrit dans un autre système d’écriture est traité automatiquement.
C’est un outil ciblé, délibérément séparé du moteur anti-spam général. Ici, vous ne décrivez pas du spam — vous décrivez la langue de votre communauté. Cela en fait un instrument précis, mais aussi puissant, c’est pourquoi il est livré désactivé par défaut et devrait être déployé avec soin.
2Comment fonctionne la détection
La langue d’un message est mesurée localement, par son système d’écriture (son script), et non par un modèle d’IA. Cela la rend instantanée — chaque message est vérifié dès son arrivée, sans latence supplémentaire.
Vous définissez les langues autorisées sous forme d’une liste de codes ISO (par exemple en, ru, es). Laissez la liste vide et n’importe quelle langue est acceptée, ce qui est la valeur par défaut. Le bot associe chaque code au système d’écriture qu’il utilise, puis le compare à celui dans lequel le message est réellement écrit.
3Quels systèmes d’écriture sont reconnus
Chaque langue autorisée correspond à l’un des systèmes d’écriture que le bot comprend. Notez que toutes les langues à alphabet latin partagent un seul script, si bien qu’autoriser l’anglais autorise aussi toutes les autres langues écrites en latin (espagnol, allemand, français, etc.) — le filtre sépare les alphabets, pas les langues latines individuelles :
- Latin — anglais, espagnol, allemand, français, portugais, italien, néerlandais, polonais, tchèque, suédois, roumain, indonésien, malais, vietnamien, turc et d’autres.
- Cyrillique — russe et ukrainien.
- Han — caractères chinois sans kana.
- Japonais — texte contenant des kana.
- Hangul — coréen.
- Arabe, hébreu, thaï, grec et indiens (dévanagari, bengali et apparentés) — chacun détecté comme son propre script.
4Ce qui arrive à un message en langue étrangère
Vous choisissez l’action pour une langue non autorisée : supprimer le message, ou le supprimer et bannir l’auteur. La valeur par défaut est supprimer, qui est le point de départ le plus sûr — elle retire le bruit sans retirer la personne, si bien qu’une erreur occasionnelle ne coûte à un membre rien de plus qu’une ligne supprimée.
Ne choisissez bannir qu’une fois convaincu que la politique n’attrape pas de vrais membres. C’est une action à fort impact, à réserver de préférence aux groupes sous une pression soutenue de spam en langue étrangère où la suppression seule ne suffit pas.
5Garde-fous intégrés
La politique est conçue pour échouer en sécurité. Quand un message est court ou mêle des écritures, le bot ne le sanctionne pas — cela évite de frapper de vraies personnes qui glissent un seul mot étranger, un nom de marque, une ligne pleine d’émojis ou un bref extrait de code.
Les administrateurs, le créateur du groupe, les administrateurs anonymes et les membres sur liste blanche ne sont jamais sanctionnés par la politique linguistique. Et le spam dur — fraude financière, pornographie, jeux d’argent — est banni quelle que soit la langue, car c’est une protection mondiale qui ne dépend pas d’une préférence de langue propre au groupe.
6Quand l’utiliser (et quand non)
La politique linguistique brille dans quelques situations claires, et est le mauvais outil dans d’autres :
- Bon usage — une communauté régionale monolingue frappée à répétition par du spam de diffusion CJK ou arabe.
- Bon usage — un groupe strictement anglophone (ou strictement russophone) où les messages hors langue sont toujours hors sujet.
- Mauvais usage — une communauté véritablement multilingue, où vous devriez soit autoriser tous les scripts (rendant le filtre inutile), soit risquer de supprimer de vrais membres.
- Mauvais usage — comme bloqueur d’arnaques : les arnaques dans votre propre langue passent tout droit à travers un filtre de langue. Fiez-vous au moteur anti-spam pour cela.
7La configurer
Ouvrez votre groupe dans le tableau de bord, trouvez les paramètres de langue, ajoutez les codes ISO que votre groupe utilise et choisissez l’action. Gardez d’abord le mode surveillance activé pendant quelques jours, puis examinez le journal pour confirmer qu’aucun vrai membre n’est signalé avant de passer à l’application.